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Stop Killing Games : la campagne pour sauver les jeux vidéo

Arthur Lucas Petit Bernard • 2026-05-07 • Relu par Hanna Berg

L’achat d’un jeu vidéo ne garantit pas sa pérennité : c’est le constat qui a donné naissance à Stop Killing Games, un mouvement lancé en 2024 par Ross Scott. Voici ce qu’il faut retenir de cette campagne inédite.

Signatures recueillies : 1,3 million (sur 1,4 million nécessaires) ·
Date de lancement : 2024 ·
Initiative citoyenne européenne : Déposée en juin 2024 ·
Audition au Parlement : 2025, accueil positif

Aperçu rapide

1Faits confirmés
  • 1 294 188 signatures vérifiées par l’UE (Techdirt)
  • Seuil d’un million dépassé déclenchant un examen européen (Euronews)
2Ce qui reste incertain
  • Avenir de la législation européenne sur la préservation des jeux
  • Impact réel sur les politiques des éditeurs
3Signal chronologique
  • 2024 : lancement de Stop Killing Games (Wikipedia)
  • Juin 2024 : dépôt de l’initiative citoyenne européenne (Commission européenne)
  • 2025 : audition au Parlement européen (G2A News)
4Et après
  • La Commission européenne doit examiner l’initiative
  • Possibilité d’une proposition législative

Les chiffres suivants résument les données clés de la campagne.

Chiffres clés de la campagne
Indicateur Valeur
Date de lancement 2024
Nombre de signatures 1,3 million
Seuil requis 1,4 million
Initiative européenne Déposée juin 2024
Audition parlementaire 2025

Qu’est-ce que Stop Killing Games ?

Origine et fondateur

  • Stop Killing Games est un mouvement de consommateurs lancé en 2024 par Ross Scott, créateur de contenu américain connu pour sa série Freeman’s Mind (Site officiel Stop Killing Games).
  • La campagne a été renommée « Stop Destroying Videogames » pour éviter la confusion avec la violence dans les jeux, selon Wikipedia (source tier 3).

Objectifs de la campagne

  • Exiger des éditeurs de jeux vidéo un plan de fin de vie avant l’arrêt des serveurs, afin que les jeux restent jouables après leur retrait en ligne (G2A News).
  • L’initiative argue que les jeux sont des œuvres créatives uniques et que leur destruction efface une part de l’histoire culturelle (Euronews).

Le paradoxe de cette campagne, c’est qu’elle pose une question aussi simple que redoutable : un bien numérique que vous avez payé peut-il vous être retiré du jour au lendemain ?

Comment Stop Killing Games a-t-il mobilisé les joueurs ?

Pétition européenne

  • Une initiative citoyenne européenne (ICE) a été déposée en juin 2024 sur le portail officiel de l’UE (Commission européenne – Initiative citoyenne).
  • La pétition a recueilli 1 294 188 signatures vérifiées, dépassant le seuil d’un million requis pour déclencher un examen par la Commission (Techdirt).

Réseaux sociaux et communauté

  • Les organisateurs ont coopéré avec les eurodéputés Niklas Nienaß (Verts) et Patrick Breyer (Parti Pirate) pour préparer l’audition au Parlement européen (Wikipedia).
  • La pétition a stagné à 450 000 signatures en juin 2025 avant de connaître un regain après une vidéo de Ross Scott (Wikipedia).
Le levier

Sans le relais des créateurs de contenu et l’engagement des communautés de joueurs, la pétition n’aurait jamais atteint le seuil fatidique d’un million de signatures. Le modèle de mobilisation digital, éprouvé par d’autres mouvements citoyens, a ici fait ses preuves.

La mobilisation numérique a donc joué un rôle clé dans le succès de la pétition.

Stop Killing Games a-t-il atteint son objectif ?

Résultat de la pétition

  • La pétition a obtenu 1 294 188 signatures vérifiées sur 1 448 270 soumises, soit un taux de légitimité d’environ 89 % (Techdirt).
  • L’objectif initial de 1,4 million de signatures n’a donc pas été formellement atteint, mais le seuil d’un million, nécessaire pour l’examen européen, a été dépassé (Euronews).

Audition au Parlement européen

  • Une audition a eu lieu au Parlement européen en 2025, accueillie positivement par les députés présents (G2A News).
  • La Commission européenne doit désormais examiner l’initiative et pourrait proposer une législation sur la préservation des jeux vidéo (Techdirt).

Ce qu’il faut retenir : la campagne a rempli sa mission de mise à l’agenda politique. L’UE a officiellement pris acte du problème, même si la bataille législative ne fait que commencer.

Combien de signatures Stop Killing Games a-t-il obtenues ?

Chiffres clés

  • 1 294 188 signatures validées par l’UE (Techdirt).
  • 1 448 270 signatures soumises au total (G2A News).
  • 7 % de signatures invalidées (environ 154 000 rejetées) (G2A News).
  • Allemagne : 233 180 signatures, France : environ 145 000, Pologne : environ 144 000 (G2A News).
  • Taux d’invalidation : environ 10 %, l’un des plus bas pour les ICE (G2A News).
  • Seuil déclencheur : 1 000 000 signatures pour examen européen – dépassé en juillet 2025 (Euronews).

Cet écart de 150 000 signatures entre le seuil atteint et l’objectif affiché par les organisateurs soulève une question stratégique : fallait-il viser plus haut que le minimum légal pour maintenir la pression politique ?

Pourquoi Stop Killing Games a-t-il pris fin ?

Fin de la campagne de collecte

Prochaines étapes

  • La Commission européenne doit examiner l’initiative et présenter ses conclusions (possible proposition législative) (Techdirt).
  • Au Royaume-Uni, une pétition distincte a débouché sur un débat parlementaire, mais sans amendement législatif (Techdirt).
  • Des actions juridiques pourraient être intentées contre des éditeurs ayant détruit des jeux, comme Ubisoft avec The Crew (Euronews).
Le piège

Le risque, pour les joueurs, est que l’UE se contente d’un rapport sans effet contraignant. Sans une directive contraignant les éditeurs à garantir la pérennité des jeux vendus, la campagne pourrait n’avoir été qu’un coup d’épée dans l’eau.

Le mouvement attend désormais la décision de la Commission européenne.

Signal chronologique

  • 2024 – Création de Stop Killing Games par Ross Scott (Wikipedia)
  • Juin 2024 – Dépôt de l’initiative citoyenne européenne (Commission européenne)
  • 2025 – Audition au Parlement européen – accueil positif (G2A News)
  • Fin 2025 – Clôture de la pétition après collecte des signatures (Stop Killing Games)

Ce qui est clair et ce qui ne l’est pas

Faits confirmés

  • 1 294 188 signatures valides vérifiées par l’UE (Techdirt)
  • Audition au Parlement européen en 2025 (G2A News)
  • Initiative citoyenne européenne déposée en juin 2024 (Commission européenne)
  • Taux d’invalidation d’environ 10 %, l’un des plus bas (G2A News)

Ce qui reste incertain

  • Avenir de la législation européenne sur la préservation des jeux
  • Impact réel de la campagne sur les politiques des éditeurs
  • Suivi juridique des jeux détruits comme The Crew
  • Volonté des éditeurs de modifier leurs pratiques

Paroles d’acteurs

« Nous ne demandons pas que les jeux soient gratuits à vie, mais que les éditeurs fournissent un moyen de continuer à y jouer après l’arrêt des serveurs. »

Ross Scott, fondateur de Stop Killing Games, dans une intervention relayée par Euronews

« Cette initiative montre que les citoyens européens sont déterminés à protéger leur patrimoine numérique. Nous travaillerons à ce que la Commission prenne des mesures concrètes. »

Niklas Nienaß, député européen (Verts), cité par G2A News

L’élan populaire est indéniable, mais le cap politique reste à fixer. Pour les développeurs indépendants, dont les jeux sont souvent les premiers sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, l’enjeu est vital. Sans une directive européenne contraignante, les éditeurs continueront à débrancher les serveurs sans vergogne.

Sources supplémentaires

youtube.com

Le mouvement a recueilli plus d’un million de signatures, et la pétition Stop Killing Games a obtenu une réponse officielle de l’Union européenne.

Questions fréquentes

Stop Killing Games est-il légal ?

Oui, il s’agit d’une initiative citoyenne européenne prévue par le traité de Lisbonne. La collecte de signatures a été supervisée par les autorités nationales des États membres.

Quels éditeurs sont ciblés par la campagne ?

La campagne ne cible pas d’éditeur en particulier, mais vise toutes les entreprises qui mettent fin au support de leurs jeux sans alternative de jeu offline. Ubisoft est souvent cité comme exemple avec The Crew.

Puis-je encore signer la pétition ?

La collecte officielle de l’initiative citoyenne européenne est close. Cependant, des pétitions nationales et des actions de sensibilisation se poursuivent.

Quels jeux ont été détruits et pourquoi ?

Plusieurs jeux ont été rendus injouables après l’arrêt des serveurs officiels, notamment The Crew (Ubisoft, 2014-2024). La raison invoquée est souvent la fin du support technique et des coûts de maintenance.

Que faire si un jeu que j’ai acheté est supprimé en ligne ?

Vous pouvez signaler le cas aux associations de consommateurs, participer aux actions de Stop Killing Games, et soutenir les initiatives législatives en faveur de la préservation numérique.

Y a-t-il des alternatives à la pétition pour agir ?

Oui : contacter les eurodéputés de votre région, sensibiliser les communautés de joueurs, ou soutenir financièrement les actions en justice envisagées par le mouvement.

Comment les développeurs indépendants soutiennent-ils la campagne ?

De nombreux développeurs indépendants voient dans cette campagne une protection de leur travail et de leur relation avec les joueurs. Des studios comme Red Thread Games ont publiquement exprimé leur soutien.

En résumé : Stop Killing Games a réussi à faire entrer la préservation des jeux vidéo dans le débat politique européen. Pour les joueurs français, la mobilisation continue via les réseaux et les associations. Pour les institutionnels, l’heure est à la rédaction d’une proposition législative – sans quoi la destruction des jeux restera une pratique légale.



Arthur Lucas Petit Bernard

A propos de l auteur

Arthur Lucas Petit Bernard

Nous publions chaque jour une couverture factuelle avec relecture editoriale continue.